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Biologie individualisée, Santé et Pratique préventive

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Biologie individualisée, Santé et Pratique préventive

Surprenant, il n’existe pas de définition scientifique de la Santé !

Celle de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) est un constat d’état qui ne cite ni les caractéristiques ni les paramètres à mesurer pour l’évaluer.
L’état français parle « d’assurance maladie » mais fonctionne toutefois avec un « ministère de la Santé » ; les assurances privées se risquent à parler de complémentaires Santé ; toutefois le terme praticien voire médecin de Santé est d’usage peu courant !
Cette lacune vous amène fatalement à considérer la Santé comme étant le" contraire " de la maladie, c'est-à-dire à une vision binaire, et comme le dit régis Debray dans son opuscule " le mythe du dialogue des civilisations", si le chiffre 1 est souvent un étouffement de l’esprit, le chiffre 2 est parfois une malédiction.
La Santé est en tout cas mal et non dite !

Je vous propose une définition de la Santé cohérente avec la réalité, dépassant la notion de maladie et sans hypothèse préalable à démontrer, puisqu’elle fait appel à une notion simple mais efficace, celle d’ensemble (regroupement d’objets par critères) :
la Santé - au sens du domaine d'action de ses acteurs - les thérapeutes au sens actuel - est un ensemble d'états qui englobe le sous-ensemble des états particuliers relativement bien connus eux, qu'on qualifie de maladies.
Une maladie devient alors un état de Santé particulier suite à l'évolution d'un état de Santé antérieur chez un individu.
Cette approche vous montre alors, avant tout travail expérimental, que les connaissances résultant de l’étude des maladies, états de Santé dont les caractéristiques sont particulières et en partie connues ne peuvent plus alors être représentatives des connaissances sur la Santé, puisqu’elles ne le sont que d’un sous-ensemble de ces états.
 
Je vous propose alors en outre d’utiliser la notion d'évolution d’un état de santé vers un autre état ou vers un état de santé -maladie.
Cette notion permet alors de définir la Santé individuelle (au sens de l’ensemble de ses états possibles) comme l’ensemble de la combinatoire des polymorphismes ou variations de cet individu ; en plus simple : l’ensemble des états et/ou valeurs prises par les très nombreuses parties qui le composent.
Cette variabilité se manifeste à tous ses niveaux d’organisation et de manière corrélée.
Cette corrélation a bien entendu pour résultat qu’il reste à définir comment choisir le découpage strictement nécessaire à la définition de cette Santé individuelle ; un travail scientifique d’envergure !
Plus simplement, à cette étape du raisonnement, ma proposition vise à vous montrer qu’alors c’est la biologie qui sert à définir cette Santé, mais une biologie analysée comme expression de la singularité d’un individu.
 
Comme pour les VOS (Valeur Optimale Santé), on vous dira que je viens d’enfoncer une porte ouverte.
Je répondrais que cette porte trop grande ouverte laisse un flou énorme entre biologie et Santé.
Flou dans lequel se sont engouffrés des courants d’air de pensée : le plus énorme est que la pratique médicale repose essentiellement sur les connaissances élaborées sur les maladies alors que, je le répète, leur ensemble et donc ces connaissances ne peuvent être représentatives de la Santé.
 
L’exemple de la prévention est démonstratif de ce flou.
Elle est implicitement présentée comme la conséquence naturelle, à portée de main et inéluctable de la recherche scientifique biomédicale sur les maladies, la génétique surtout actuellement.
Pourtant cette recherche n’inclut pas la connaissance du parcours d’un individu avant sa maladie, parcours observé par son médecin habituel.
Les multiples retombées économiques, sociales, politiques, dans des domaines très variés de la société font que les liens sont de plus en plus distendus entre l’ensemble des activités qui affichent la Santé comme leur but et celle ci : le problème de leur évaluation et de ses critères en termes d’efficacité devient alarmant. On peut faire un parallèle avec les questions sans réponses soulevées par l’écologie.
 
L’exemple actuel de ce fait est la campagne de vaccination préventive pour le cancer du col alors qu’il n’y a pas de consensus sur l’efficacité supérieure de celle-ci par rapport à la pratique des frottis.
Flou scientifique majeur: la prévention actuelle repose sur l’épidémiologie qui fournit une connaissance sur des états à risque a posteriori puisqu’elle étudie la répartition d’une maladie dans une population.
Même si c’est inexpliqué, il est  connu de fait que les mécanismes biologiques sont des mécanismes à seuil et ce à tout niveau d’organisation, cellulaire ou supra-cellulaire : de nombreux paramètres ou états biologiques vitaux passent d’une valeur à une autre d’une manière apparemment discontinue. Ces effets de seuil ont l’irréversibilité pour conséquence (un processus de choix parmi les possibles) : les états à posteriori ne sont donc qu’une fraction des états à risque possibles à priori ! 
La prévention nécessite donc bien une approche et des concepts qui lui sont propres pour créer un nouveau cadre de lecture de l’histoire des maladies et d’abord et avant tout pour expliquer les modalités de passage d’un état de Santé vers une maladie.
 
Le discours scientifique médiatique et les biotechnologies entretiennent ce flou des liens entre biologie et Santé.
Le discours génétique transmet une vision dominatrice du gène et promet des applications réparatrices qui ne correspondent pas du tout à la réalité biologique profonde d’un individu : la génétique actuelle est une théorie de l’hérédité cellulaire d’une cellule isolée (la génétique microbienne), la complexité de notre hérédité multicellulaire d’ailleurs inexpliquée résulte d’une adaptation aux problèmes soulevés par l’assemblée des cellules de notre corps.
Les progrès énormes et à venir de la neuro-imagerie (Neurospin de Saclay) vont permettre d’étudier en temps réel le fonctionnement cérébral. Il est à espérer que cette confrontation entre comportement humain ou animal et corrélat expérimental sera plus récalcitrante aux attentes scientifiques infondées, à la différence de la réalité extrêmement indirecte et cryptée des gènes sujette à de nombreux biais d’interprétation.
L’histoire de l’immunologie depuis 30 ans est elle aussi exemplaire. Les connaissances issues de la biologie moléculaire devraient aboutir à la description d’un système biologique adaptatif c'est-à-dire autonome. C’est pourtant son nom : immunité adaptative.
Il est aussi décrit comme un système informatif (évoluant selon l’information qu’il perçoit) et non strictement instructif (déterminé par sa seule et propre information).
Et pourtant d’un point de vue de son utilisation en médecine ces notions disparaissent au profit d’approches et de traitements mécanistiques c'est-à-dire de type instructif : les biothérapies modernes actuelles de la rhumatologie et de la neurologie sont en effet des artefacts médicamenteux issus des biotechnologies moléculaires qui agissent sur un mécanisme physiologique corrélé à une pathologie et amènent à ne plus se préoccuper du sens (ses liens) qu’avait acquis ce mécanisme dans le contexte singulier d’un individu. Ces liens varient au sein du groupe. Cet artefact ne peut donc s’adapter à leur variabilité, ce qui serait nécessaire pour une efficacité maximale, d’où les échecs trop fréquents de l’ordre de 30% au moins et la non rentabilité des soins !
 
J’ai zoomé sur le trou noir de la Santé, j’ai claqué la porte grande ouverte des médias entre biologie et Santé, maintenant voici 3 paradoxes de la Prévention.
 
Le premier mais non des moindres c’est que l’Etat fasse appel aux médecins pour l’appliquer alors que les stratégies préventives telles qu’elles sont conçues n’ont nullement besoin de leur plume puisqu’elles peuvent être standardisées au maximum !
La Prévention actuelle repose en effet sur les vaccinations, les conseils sur la nutrition qui relèvent tout aussi bien des diététiciens et ensuite sur des techniques qui sont de fait du dépistage et non une prévention au sens strict : dépistage des cancers du sein, du col de l’utérus (frottis), de la peau (mélanomes), du gros intestin (colon).
Il ne faut pas oublier le dépistage de l’excès de graisse dans le sang (cholestérol et triglycérides) qui peut déboucher sur un traitement préventif médicamenteux, bizarrement le seul et unique cas où la biologie ait abouti à la  prévention vraie d’une maladie fréquente, cardiovasculaire.

Cette exception dont l’origine remonte à bientôt 40 ans, alors que depuis ont eu lieu d’innombrables tentatives infructueuses pour isoler d’autres bio-marqueurs de risque, pointe du doigt vers le second paradoxe qui est celui de l’immensité des lacunes de la connaissance des rapports entre le fonctionnement normal d’un individu ( sa physiologie ) et sa Santé : on est passé à l’ère de la génomique sans avoir d’ailleurs compris la physiologie de ce génome, mais aussi sans avoir encore compris le fonctionnement intégré d’une cellule et a fortiori la physiologie de nos ensembles cellulaires comme le système immunitaire par exemple. Tous ces raccourcis impactent nécessairement la pratique médicale et encore plus la prévention qui auraient bien besoin des lumières d’une physiologie de terrain au quotidien, celle de l’individu qui consulte !
 
Quant au troisième paradoxe, il doit vous rendre optimiste sur les possibilités de vous maintenir en bonne Santé, alors que les menaces de maladies et plus encore de déséquilibres peuvent vous sembler innombrables. C’est d’ailleurs ce très grand nombre de menaces qui fait que la seule solution sociale économique viable  est préventive : le curatif est un gouffre financier !
Optimisme, car les maladies très fréquentes et largement majoritaires peuvent être groupées en grandes catégories.
Et que ces catégories peuvent être rapprochées de mécanismes cellulaires fondamentaux : 
 
 -   Maladies métaboliques : diabètes, troubles du métabolisme lipidique, celui du fer comme l’hémochromatose…..
  -   Maladies immunitaires, inflammatoires et à  production de radicaux libres : une inflammation sournoise et la production de radicaux libres est à la base des maladies vasculaires, et cette agression vasculaire aggrave les processus spécifiques à une maladie comme dans le cas de la démence d’Alzheimer par exemple.
  -   Troubles de la différenciation cellulaire pouvant aboutir aux cancers et sans doute à    des maladies immunitaires.
  -   Maladies dites dégénératives correspondant à la dysrégulation de l’apoptose, ce qui   est le cas de beaucoup de maladies neurologiques.
  -   Maladies prolifératives  correspondant  à la dysrégulation du cycle cellulaire et aux cancers.
  - Maladies endocriniennes: les organes endocriniens constituent un système de régulation interne qui fait appel à des récepteurs qui ne sont pas dans la membrane cellulaire (en surface) mais dans cette cellule. Ces récepteurs sont donc directement connectés au noyau et court-circuitent l’étape membranaire de la communication entre les cellules.
 
Ces catégories peuvent aussi être rapprochées de l’apparition progressive durant l’évolution des êtres vivants des  grands systèmes de régulation interne que sont le métabolisme cellulaire de base, les systèmes endocrinien, immunitaire et nerveux, et bien entendu leurs autoroutes de communication du système vasculaire.
 
Conclusion
Il existe un parallélisme entre les 3 séries :
Conception-développement / maturation / vieillissement
 
Hérédité familiale / Etats de Santé / Etats de maladies
 
Physiologie du génome / Etats fonctionnels biologiques /  Pathologies cellulo-tissulaires
 
Ces 3 séries font référence successivement à l’individu apparent, à un modèle de cet individu qui reste à concevoir dans le détail pour pouvoir l’expérimenter scientifiquement, et à la réalité de ce modèle appréhendé par des mesures de paramètres biologiques à interpréter dans un cadre physiologique.
 
M.D.

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