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Réflexion sur les VOS

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Réflexion sur les VOS

Réflexion sur les VOS et la « surprenante » efficacité de la correction d’un déficit micronutritionnel, à la condition qu’il soit bien choisi
Cette découverte résulte d’un travail épidémiologique précis, long, acharné et considérable.
Ce travail a été banalisé : «  Mangez 5 fruits et légumes par jour ».
Cette banalisation aboutit aux deux pensées réflexes habituelles (puisque c’est réflexe !) qu’on retrouve aussi dans l’histoire des sciences…..eh oui :
-   c’est évident que l’alimentation est capitale pour la santé, ce n’est pas un résultat scientifique surprenant. Autrement dit circulez, il n’y a rien à voir, on le savait déjà ;
-   la répétition par analogie : on va doser tout ce qui peut l’être et complémenter tout déficit supposé voire raccourcir tout ce qui dépasse ! L’imitation sans discrimination ni réflexion.
 
Un travail qui aboutit à une conclusion simple et à des applications efficaces recèle des secrets : E = MC². Pour les déceler : réfléchir sur comment le complexe s’est simplifié ?
 
Nous sommes constitués de cellules en nombre de l’ordre de mille milliards, issues d’une cellule unique obtenue par fusion entre un ovule et un spermatozoïde (fécondation). Cette cellule a évolué vers environ 250 types cellulaires distincts répartis en tissus différents qui constituent les organes : c’est le mécanisme de différenciation cellulaire. Les médiatiques cellules souches se situent à une position médiate entre la cellule unique et les 250 types distincts.

Chaque type cellulaire se caractérise par l’utilisation d’un pool particulier de gènes extrait de l’ensemble (le génome) : des gènes sont traduits, d’autres ne le sont plus, ou ils sont traduits en plus grande quantité ou moindre quantité c'est-à-dire qu’il en résulte plus ou moins de protéines dans la cellule, protéines qui interagissent plus ou moins directement avec des gènes de la cellule ou d’autres cellules.

Mais avant d’être un type il faut qu’au moins une cellule survive grâce au métabolisme qui lui fournit l’énergie et les matériaux de départ .Il s’agit ensuite de les maintenir en les remplaçant au fur et à mesure de leur usure. L’ADN de nos gènes bénéficie aussi de cette maintenance.
Toutes nos cellules possèdent en effet un module métabolique de base, issu d’un génome ancestral adapté mais toujours présent dans chaque type particulier. Cette notion correspond à celle de cellule minimale et à l’apparition de la 1ère « cellule » il y a environ 3 à 4 milliards d’années.
 
Chacun des éléments nutritionnels pour lequel on a déterminé une VOS fait partie de ce module métabolique :
 
-   le sélénium en tant qu’élément atomique présent à très faible dose à la différence du carbone, de l’azote, de l’hydrogène, de l’oxygène, du soufre, du phosphore, du calcium et du magnésium.
 
-   les caroténoïdes qui font partie probablement des premiers aliments cellulaires qui ont agi sur les gènes. Ils ont des récepteurs dans le noyau des cellules où se situe l’ADN comme les hormones sexuelles ou surrénaliennes (le cortisol par exemple), d’apparition beaucoup plus récente à l’échelle des temps géologiques, mais qui ont  une structure proche des caroténoïdes.
 
-   les acides gras oméga 3 (EPA et DHA) dont la proportion dans les membranes cellulaires en proportion optimale fait chuter de manière invraisemblable et sans concurrent médicamenteux de taille les 50% de mort subite d’origine cardiaque. L’efficacité d’une membrane est une des conditions sine qua non à la survie des cellules et donc de ceux qui les hébergent !
 
-   la Vit C citée pour le scorbut et qui joue un rôle incontournable dans les centrales énergétiques de nos cellules : les mitochondries, d’ancestrales bactéries qui ont été domestiquées par les cellules primitives.
 
-   l’iode qui ne sert qu’au métabolisme spécialisé des hormones thyroïdiennes mais qui, remarquez le, ont elles aussi des récepteurs nucléaires (dans le noyau de la cellule) sur l’ensemble des types cellulaires pour réguler principalement le métabolisme protéique, ce qui explique l’impact que peut avoir non seulement sur le tissu thyroïdien mais aussi sur l’ensemble des cellules un déficit en iode !
 
Pour l’instant la vitamine D n’a pas de VOS consensuelle. Elle a des rôles multiples, métaboliques et immunitaires par exemple. Elle aussi a une structure proche des caroténoïdes et a des récepteurs nucléaires.

L’efficacité surprenante de la correction de certains déficits en micronutriments définis par le dosage des VOS est donc à l’image de l’organisation du métabolisme cellulaire mais aussi de la façon très particulière dont il s’est multiplié et coordonné dans et entre nos 250 types cellulaires (métabolisme systémique). A vrai dire cette démultiplication et ses règles sont très mal connues pour l’instant, mais la stratégie des « boites noires » est une des bases logiques de la réflexion scientifique!
Reste à expliquer le mécanisme de ces déficits particuliers qui ne se manifestent pas de manière aussi « surprenante » pour tous les micronutriments. Les exceptions confirment la règle au sens où elles permettent de la comprendre de manière plus précise!
 
Il faut alors faire appel à la notion de réseau biologique et de réseau métabolique dans le cas présent, le réseau routier d’un pays est un modèle adéquat.
Un élément structurel de base d’un réseau est le nœud. Lui est attachée la notion fonctionnelle de franchissement de seuil. Nous faisons tous régulièrement l’expérience du rôle des nœuds dans le réseau automobile.
Les VOS de certains micronutriments doivent intervenir dans des nœuds métaboliques qui résultent de l’agrégation de une ou plusieurs voire nombreuses  réactions biochimiques primaires :
 
-   En dessous de la valeur minimale, l’efficacité du nœud est réduite à un tel point qu’il entraîne un effet majeur décelé par l’épidémiologie (dans un sens défavorable le plus souvent dans le cas du métabolisme, mais parfois favorable dans d’autres types de réseaux plutôt).
-   Dans la zone optimale, l’efficacité est adaptée pour l’ensemble des individus dans l’intervalle de l’environnement actuel et de ses fluctuations habituelles.
-   Au dessus de la valeur maximale, une trop grande efficacité peut avoir dans certains cas un rôle nocif par « effet de surcharge ».La surproduction du nœud peut solliciter de manière excessive d’autres réactions métaboliques avec pour résultat une agression cellulaire en aval de ce nœud.
-   Quand un micronutriment agit en dehors des nœuds, la notion de seuil qui définit son fonctionnement à la source d’une VOS disparaît car la « circulation » est fluide.
Il faut bien entendu qu’il y ait suffisamment de micronutriment mais l’intervalle de valeur est large et dans ces cas la notion de déficit n’est pas reliée à une VOS, on fera plutôt appel à celle d’AQR (apport quotidien recommandé).
 
Ces incontournables subtilités sont la conséquence du fait que ce sont les propriétés des nœuds qui stabilisent un réseau jusqu’à pouvoir l’asphyxier en dernière extrémité. Pas de métabolisme stable sans nœuds. Pas de cellule sans métabolisme stable. Pas de vie possible sans réseaux stabilisés.
 
Conclusion :
 
Les VOS révèlent des règles majeures du métabolisme cellulaire et systémique et donc de la vie.
C’est une découverte scientifique majeure pour la Santé : elle n’est pas nobélisable pour la Science car d’apparence simple ! Ne circulez pas, mais arrêtez vous pour réfléchir et comprendre ce qu’elle peut vous apporter. Mais ensuite faites évaluer vos VOS pour qu’elles vous l’apportent !
 
La vie et ses organismes sont un empilement de réseaux dans un sens horizontal (l’espace) mais aussi vertical (le temps). Pour la comprendre il faut y choisir les plus pertinents : au delà du réseau métabolique, les plus évidents sont le réseau hormonal, le réseau immunitaire, le réseau neuronal. On parle en effet de psycho-neuro-immuno-endocrinologie, mais c’est un concept sans applications de Santé puisque ses bases ne sont pas enseignées en médecine et pour cause ! Il ne faut pas ensuite oublier le réseau génétique (génome).
A cette vision correspond la notion de nœud fonctionnel santé (NFS) qui est le niveau d’organisation majeur du maintien de la santé individuel et dont les paramètres biologiques constitutifs doivent être optimalisés au même titre que les VOS.
 
Bonjour les VOS, à bientôt les NFS ?
 
M.D.
Juin 2008

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