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On vit mieux, on est moins malade dans le Gers


C'est vrai qu'on se porte nettement mieux dans le Sud-ouest. Moins de cancers, moins de maladies cardio-vasculaires... Pourquoi ? On a quelques pistes, mais pas assez. C'est un ensemble d'habitudes alimentaires et pour mieux les connaître il suffit d’acheter un livre de recettes Gersoises. Cela n'est pas forcément nécessaire, vous pouvez très bien vous débrouiller sans devenir un fondu de la cuisine Gersoise.
 
Attention ! Comme le souligne Lafontan M: «  il faut être prudent, car cette histoire du régime Gersois se fonde sur des études épidémiologiques qui ont été réalisées il y a une vingtaine d'années, c'est-à-dire sur mes parents. Et je n'ai plus du tout la même vie que mes parents, en termes d'activité physique et de consommation alimentaire. Il est vrai que cette population Gersoise qui était une grande population agricole avait des formes de vie extrêmement saines, à savoir une activité physique importante, une consommation alimentaire pondérée. Aujourd'hui, je crains que les nouvelles générations n’aient les mêmes problèmes que le reste de la population » (www.agrobiosciences.org/rubrique.php3?id_rubrique=0096).

A. B. 
Juin 2008

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Le sel : une limitation universelle

L’OMS, le FMRC... préconisent d'avoir un apport en sel (ajouté et celui présent dans les aliments y compris les plats préparés, à notre insu), inférieur à 6 g. C'est un premier pas, qui n'est d'ailleurs pas appliqué, avec la vigueur voulue par les autorités de tutelle. Il faudrait aller plus loin, descendre à 3 g de sel, ce qui constitue la Valeur Optimale Santé (VOS). Au passage, vous me verrez souvent parler des effets néfastes du sel et de son antidote parfait, le potassium sous sa forme organique.
 
Selon le FMRC, « les preuves scientifiques les plus solides sur les méthodes de conservation, transformation et préparation des aliments indiquent que le sel et les aliments conservés par salaison sont probablement l'une des causes du cancer de l'estomac » (www.fmrc.fr).

A.B. 
Juin 2008

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Viande rouge et charcuterie : des limites

« Limiter la consommation de viande rouge et éviter la charcuterie », correspond à la recommandation n°5 du FMRC (www.fmrc.fr). 
 
La recommandation pour les individus est la suivante : « Consommer moins de 500 g de viande rouge par semaine, dont une part minime ou nulle de charcuterie. La viande rouge inclut le bœuf, le porc, l'agneau, et le chevreau ainsi que la viande contenue dans les plats préparés. La charcuterie comprend la viande traitée par fumage, séchage, salaison ou avec ajouts d’agents chimiques de conservation ainsi que celle contenue dans les plats préparés ».
 
« La viande rouge et la charcuterie sont considérées comme cause « convaincante » ou « probable » de certains cancers. Certains cancers, probablement ceux du côlon et du rectum.
 
A. B.
Juin 2008

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La consommation de boissons alcoolisées augmente-t-elle le risque de cancer ?

On ne peut absolument pas répondre comme cela se fait trop souvent dans ce domaine, de manière péremptoire. Le propos est à nuancer, car la réponse est dépendante de la dose journalière consommée.
 
Pour le cancer du côlon, il y a des preuves convaincantes pour des consommations de 45 g par jour par rapport à de  faibles consommations avec un risque augmenté de 45%.
 
Pour le cancer du sein, il existe un risque très faible à partir de 10 g par jour, avec une augmentation de 10 % par 10 g d'alcool supplémentaire par jour. À partir de 25 g par jour, l'augmentation du risque devient modérée puis forte au-delà.
 
Pour le cancer du foie : une dose de 25 g par jour augmente significativement le risque.
 
Pour le cancer des voies aérodigestives supérieures (bouche, larynx, pharynx…), l'alcool représente un facteur de risque net et qui, dans le cas de consommations importantes, peut atteindre un  risque multiplié par 5,7 pour une consommation supérieure à 20 g dans le cadre du cancer de l'œsophage. Et si on additionne l’alcool et le tabac, une personne qui fume et qui boit plus de 60 g par jour d'alcool  a un risque multiplié par 50, et cela peut aller jusqu'à 134. Pour clore le volet cancer de l'œsophage une personne qui fume, boit plus de 70 g par jour avec des antécédents familiaux a un risque moyen multiplié par 107, pouvant atteindre 880.
 
Bon, il faut bien tirer une conclusion un peu plus globale, en sachant que cet exercice n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Les purs et durs recommandent l'abstinence. Donc pas d'alcool. En sachant  qu'aucune étude n'a porté sur l'effet de faibles consommations d'alcool sur le risque de cancer, il n'est donc, en l'état actuel des connaissances, pas possible de dire que ces faibles doses sont sans effet ou pas. Mon point de vue : il serait alarmiste et prématuré de remettre en cause des consommations modérées, environ 10 g par jour pour les femmes (= un verre de vin titrant 12°  et d’un contenu de 12 cl) et le double pour les hommes.
 
De toute manière supprimer l'alcool chez tout le monde ne changerait en rien les habitudes des gros et moyens buveurs et pourrait, par ricochet, mettre la puce à l'oreille aux autres. Un message modéré peut, nous l’espérons tous, mettre la majorité des personnes au même niveau.

A.B.
Juin 2008

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Le tabac : la première cause de cancer évitable en France

« Le tabagisme constitue la première cause de cancers et de mortalité évitable. Il est responsable d'un quart des décès par cancers. 85 % des cancers bronchiques, entre 50 et 90 % des cancers des voies aériennes digestives supérieures selon la localisation, 40 % des cancers de la vessie et 30 % des cancers du pancréas, attribuables au  tabac (www.e-cancer.fr/v1/fichiers/public/le_tabac_tue.pdf).
 
La durée du tabagisme est un facteur nettement plus important que le nombre de cigarettes fumées : 10 cigarettes par jour pendant 30 ans sont plus dangereuses que 22 par jour pendant 15 ans. Les fumeurs ont 10 à 25 fois plus de risque de développer un cancer du poumon que les non-fumeurs.
 
Une étude récente a identifié des prédispositions qui augmentent le risque de cancer du poumon chez les fumeurs. Ces prédispositions sont relativement fréquentes dans la population générale. Les fumeurs qui ont une prédisposition exprimée de manière forte ont un risque augmenté de deux fois, cette prédisposition étant présente dans 10 % de la population. Ceux qui n’expriment que faiblement cette prédisposition  présentent un risque augmenté de 1,3 fois, cette prédisposition étant dépistée chez 50% des Européens. Cette prédisposition est essentiellement exprimée dans les poumons et elle est activée par les molécules pro- carcinogènes présentes dans la fumée de cigarette.

A. B.
Juin 2008

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Quelle activité physique pour se protéger du cancer ?

Je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'une activité physique régulière est bonne pour la santé en règle générale. Qu'en est-il des cancers ? Il y a deux cancers où il y a suffisamment de preuves de l’effet protecteur de l’activité physique : le cancer du sein et  le cancer du côlon. Intéressant, surtout pour le cancer du sein où justement l'effet préventif des fruits et des légumes frais est plus faible qu'il ne l'est pour les autres cancers.
 
Autre élément à prendre en considération : le cancer du sein est augmenté en cas d'obésité, mais uniquement après la ménopause. Avant la ménopause, pas de risque ajouté du moins pour le cancer du sein. Donc on pourrait spéculer sur le fait que bouger plus ne peut qu'être favorable. Oui, mais sous certaines conditions si vous voulez atteindre la protection maximale.
 
Je m'explique : habituellement, tout le monde avance que 30 minutes d'activité physique modérée sont suffisantes. Par contre il est fort probable qu'à un moment donné, pour atteindre ce fameux niveau de protection optimale, de l'ordre de 40 %, il faille passer à une activité physique soutenue, plus intense.
 
L'effet de l'activité physique passerait par une réduction de la concentration en hormones et de la masse grasse. Dans le cadre d'un cancer qui est très dépendant des hormones, environ 60 %, c'est le but recherché.
 
Quand à la prévention du cancer du côlon par l’exercice physique, elle existe. Quel niveau d'activité physique ? Ce n'est pas clair : dans une étude portant sur des hommes  suivis pendant 26 ans, la pratique d'une activité physique modérée ou intense correspondant à une dépense d’au moins 1000 kcal par semaine était associée à une diminution de 50 % de l'incidence du cancer du côlon (Lee IM 2003).
 
Pour tirer une conclusion applicable, car il serait tellement facile de brandir le slogan, bougez-vous, je trouve les recommandations de Chantal Simon très complètes, et surtout applicables (www.chups.jussieu.fr/polys/dus/dusmedecinedusport/dusportetsante/apfinspreventivessimon2006/apfinspreventivessimon2006.pdf) : «  afin de favoriser l'adoption des recommandations par le plus grand nombre d'individus, l'activité physique minimum conseillée chez l'adulte correspond à la pratique d'une activité physique d'intensité modérée, équivalente à la marche à un pas soutenu, au moins 30 minutes par jour, pour  la plupart, et si possible tous les jours de la semaine, en une ou plusieurs fois au cours de la journée. Les activités recommandées sont non seulement des activités de loisir mais aussi des activités de la vie courante. La possibilité de réaliser l'activité physique en plusieurs fois au cours de la journée, par exemple trois fois 10 minutes plutôt que 30 minutes en une seule fois, est également d'un intérêt pratique évident susceptible d'augmenter la compliance. L'effet de ce fractionnement sur le risque cardiovasculaire reste cependant à démontrer ».

A. B.
Juin 2008

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