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Acides gras trans

Acides gras trans

En règle générale les acides gras naturels présents dans le sang, ont une forme cis, surtout ceux fabriqués par le foie. Par contre certains acides gras apportés par différentes catégories d’aliments ont une forme trans, non naturelle. Notre machinerie cellulaire n’est pas programmée pour les utiliser ou les transformer en éléments bénéfiques pour notre corps. D’où l’éventuel effet néfaste pour notre santé de certains acides gras trans. Une publication récente montre un risque d’augmentation des cancers du sein invasifs, de presque 2 fois.
Tous les acides gras trans ne sont pas en cause. Ainsi par exemple ceux provenant des produits laitiers et des graisses des ruminants ne sont pas impliqués. Les acides gras trans incriminés sont ceux formés lors de l’hydrogénation de certaines huiles végétales et utilisés dans les produits alimentaires industriels : viennoiseries, barres chocolatées, pâtes à pizza et à tarte, frites, chips, pains industriels, sauce… De plus en plus de personnes souhaitent un étiquetage indiquant de façon lisible la quantité d’acides gras trans provenant des huiles végétales hydrogénées dans ces catégories d’aliments. En attendant, il est licite de consommer moins de ces catégories d’aliments. Mais là non plus, toute les barres chocolatées, pâtes à tarte… ne contiennent pas ces acides gras trans incriminés, pour cette raison l’étiquetage devient indispensable.

Dans cet article, il est nécessaire de moduler un des sous-titres : « L’effet protecteur des acides gras oméga-3 (provenant de poissons gras ou des huiles en dérivant) pour le cancer du sein n’est pas universel ». Pourquoi ma mise au point ? Il est reconnu que les acides gras provenant des poissons gras (EPA et DHA) protègent vis-à-vis du cancer du sein, mais à condition d’atteindre un certain niveau de consommation. Or, ce n’était pas le cas de ces femmes incluses dans l’étude, ni de la majorité des femmes (mais aussi des hommes) en Occident. Ce n’est donc pas une raison de mettre un possible doute sur l’effet protecteur des oméga-3, car l’effet protecteur est amplement validé, encore faut-il en consommer suffisamment. Ma mise au point est d'autant plus justifiée que dans Sciences et Avenir de mai 2008, l'auteur de l'actualité sur ce sujet avance : « les oméga 3 n'auraient pas d'effet protecteur contrairement à ce que l'on pensait jusqu'à présent ». Cette affirmation est une contre-vérité parfaite, elle n'a rien à voir avec le sens donné dans la publication originale, ni avec celui de mon résumé. Le niveau de consommation de ces oméga-3 est d’environ 1g/jour ce qui correspond à 400 g/ de poissons gras par semaine (saumon, hareng, sardine, maquereau, anguille) ou 1g/jour d’EPA + DHA provenant d’huiles de poissons des mers froides. Un gramme/jour cela peut être 0 g un jour et 2 g le lendemain. Pour tout ce qui concerne les apports en acides gras, le calcul peut se faire sur 3 semaines.
A. B.
Juin 2008

Publication en français sur ce sujet : cancer du sein : les acides gras trans incriminés www.inserm.fr/fr/presse/communiques/acides_gras_trans090408html.

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